Le CSA publie son rapport annuel sur la radiodiffusion française

CSA - Conseil Supérieur de l'audiovisuelLe Conseil Supérieur de l’Audiovisuel – CSA publie chaque année son rapport sur l’état de la radiodiffusion en France. Cette année, il s’agit d’un simple état des lieux sans véritable perspective d’avenir.

> CSA – Rapport annuel 2015

Afin de vous permettre de lire rapidement les points essentiels de ce rapport, j’ai sélectionné des parties de ce document, en soulignant et mettant en gras les points qui me semblaient importants.
Comme dans le secteur de la communication chrétienne, seules les radios FM et numériques dépendent du CSA, j’ai ciblé cette sélection sur l’action du CSA dans ce domaine. Aucune télévision chrétienne, hormis la télévision catholique KTO, n’a reçu d’autorisation d’émettre de la part de cette autorité.

Résumé du rapport (Denis STEFFEN) 
Oliver SCHRAMECK président du conseil supérieur de l’Audiovisuel CSA, introduit ce rapport.

« L’année 2015 n’aura pas démenti l’attractivité de la plateforme hertzienne pour les opérateurs audiovisuels, qui repose en grande partie sur les qualités qui lui sont reconnues : gratuité, anonymat et universalité. (…)

Toutefois, à l’heure actuelle, la communication audiovisuelle, pas plus que sa régulation, ne se limitent à la diffusion hertzienne. Se développe ainsi une offre foisonnante de services de médias audiovisuels à la demande diffusés via des fournisseurs d’accès à internet ou bien directement accessibles sur internet. Ces modes d’accès alternatifs, qui font intervenir des plateformes numériques, sont de plus en plus plébiscités par le public, qui y voit un moyen d’accéder à des programmes plus nombreux, selon une temporalité maîtrisée.   En premier lieu, si la révolution numérique a démultiplié les canaux de diffusion des médias audiovisuels, elle n’a pas pour autant résolu les problèmes d’accès non-discriminatoire à ces canaux.
En second lieu, l’abondance de l’offre audiovisuelle fait apparaître un nouvel enjeu de rareté, qui est d’ordre qualitatif.
À cet égard, il s’agit notamment d’éviter que les algorithmes de recommandation n’enferment l’utilisateur dans des choix téléguidés. »

Au chapitre de la RADIO

« En radio analogique, en métropole, le conseil a mené à leur terme 3 appels à candidatures ; il a lancé 8 appels à candidatures en vue de l’attribution de 422 fréquences ; il a reconduit ou s’est prononcé en faveur de la reconduction hors appel à candidatures d’environ 100 autorisations de fréquences FM. Outre-mer, il a lancé 3 appels à candidatures. Pour leur part, les comités territoriaux de l’audiovisuel (CTA) ont adopté 311 décisions de différentes natures, qui ont concerné des télévisions locales et des radios.

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel veille au respect des droits et libertés par les médias audiovisuels. Il s’attache à ce que la communication audiovisuelle s’engage dans la lutte pour la promotion de la cohésion sociale et contre les discriminations. Il veille aussi sur le développement économique du secteur audiovisuel.

L´année 2015 a donné lieu à d’intenses travaux de préparation des prochaines mutations technologiques du secteur audiovisuel :

  • La télévision hertzienne passe en effet en totalité, en avril 2016, au format haute définition,
  • Le processus de déploiement de la radio numérique terrestre va être relancé avec la publication, au cours de l’année, de plusieurs appels à candidatures précédés par des études d’impact. »

Voici quelques points importants que les radios devraient connaitre.

Modifications de paramètres techniques

« Tout opérateur peut demander à modifier les données techniques de son autorisation. Ces modifications doivent faire l’objet d’un agrément du Conseil ou des comités territoriaux de l’audiovisuel. En 2015, 186 demandes de radios privées et 53 demandes de Radio France ont été instruites. »

Coordination internationale des fréquences

« Pour éviter des brouillages mutuels entre stations de pays différents, des règles de partage des fréquences aux frontières ont été définies par les accords de Genève de 1984. Dans le cadre de sa mission de gestion du spectre, le Conseil a poursuivi ses travaux de coordination internationale, dans le cadre prévu par les accords. Les services du Conseil ont ainsi été amenés à rencontrer les administrations belge, anglaise et espagnole. Une campagne de mesures a été menée conjointement par les administrations française et allemande dans le cadre de la coordination de fréquences à Strasbourg. Il a aussi consulté les administrations étrangères au sujet de 143 fréquences et étudié 174 demandes issues des pays frontaliers. »

Puissance multiplex

« Au cours des dernières décennies, la diffusion radio a pu bénéficier de progrès technologiques importants, notamment grâce au développement des techniques de traitement numérique du son, ce qui peut conduire à augmenter l’énergie du signal sonore et influe directement sur un paramètre, non régulé à ce jour en France, appelé « puissance multiplex ». Dans la continuité des actions menées en 2013 et 2014 sur ce sujet, le Conseil et l’Agence nationale des fréquences ont soumis à l’Union international des télécommunications une contribution qui a vocation à lancer des travaux à ce sujet, en analysant l’impact d’une puissance multiplex élevée sur la qualité auditive du signal radio. Le contenu de cette contribution a été présenté, pour échange, aux acteurs du secteur »

RADIO NUMERIQUE TERRESTRE – DAB

La diffusion numérique

Après avoir délivré en bande III des décisions d’autorisation a des éditeurs de service de radio numérique terrestre (RNT) le 15 janvier 2013 à Paris, Marseille et Nice et, le même jour, a un distributeur de tels services de radio numérique en bande L et fixe, le 20 novembre 2013, la date de démarrage des émissions de RNT au 20 juin 2014, le Conseil a procédé à l’agrément des sites de diffusion puis observe le démarrage de ces émissions.

Les éditeurs autorisés en bande III ont été regroupés en 19 multiplex. Un opérateur de multiplex a été désigné pour 14 des 19 multiplex. Un opérateur de multiplex a été désigné pour 14 des 19 multiplex. Le Conseil a constaté un démarrage progressif des émissions de 13 des 14 multiplex.

Mi-décembre 2015, 94 programmes étaient diffusés :

  • 32 en catégorie A ;
  • 18 en catégorie B ;
  • 42 en catégorie D ; (dont Phare FM Paris)
  • 2 en catégorie E.

« S’agissant de l’autorisation délivrée en bande L, un émetteur de la société Onde Numérique a été mis en service en octobre 2014.

Ces autorisations n’ont pas encore d’impact notable sur les marches lies à l’exploitation de services de radio, principalement le marché publicitaire radiophonique car leur auditoire en RNT demeure très limité (…). En revanche, les autorisations emportent un impact pour les titulaires qui les exploitent car ils doivent faire face aux couts de la diffusion de la RNT. Cet impact pourrait évoluer à la suite de la publication par le Conseil d’un calendrier de déploiement de la RNT sur d’autres zones. C’est donc sur le court et le moyen terme, et non sur la seule année 2015, que l’impact des récentes décisions du Conseil en matière de diffusion numérique de la radio, mais également de celles qu’il sera amené à prendre, doit être étudié. Cet exercice pluriannuel permettra au Conseil de dégager les lignes de force et les éventuelles limites du développement de la RNT et de ses décisions en tenant compte non seulement de la période particulière du début de la diffusion des services sur seulement trois zones mais aussi d’une période de maturité de ces services.   Les mesures d’audience ne distinguant pas le mode de réception, analogique ou numérique, des radios écoutées, l’impact du lancement de la RNT n’est pas mesurable. De plus, compte tenu du caractère récent et géographiquement circonscrit du lancement de la RNT, il est de toute façon trop tôt pour analyser l’évolution de l’audience des radios diffusant localement sur cette plateforme et d’en tirer des conclusions sur l’audience de l’ensemble du media. »

Le marché des récepteurs compatibles RNT

 » En 2015, la part des récepteurs compatibles avec la RNT par rapport à l’ensemble des ventes de récepteurs de radio (hors autoradios vendus montés avec un véhicule neuf) a progressé par rapport à 2014. Toutefois, elle demeure faible (nettement inférieure à 5 %). Par ailleurs, compte tenu de la faible couverture de la RNT en 2015, le cumul des ventes de récepteurs compatibles avec la RNT induit un faible équipement des foyers : certains acteurs de la RNT estiment que le parc de récepteurs RNT (y compris autoradios) avoisinait 300 000 unités en 2015. Il en résulte que l’audience des services reçus en RNT est pour l’instant limitée. »

 

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